Floreffe – Henry KISTEMAECKERS – homme de lettres

Présentation

Henry KISTEMAECKERS (1872 – 1938) – Journaliste, dramaturge et romancier

Henry Kistemaeckers fils est né à Floreffe le 13 octobre 1872 rue Camille Giroul au numéro actuel 26. Il est mort à Paris le 21 janvier 1938.

Son père Henry Kistemaeckers, anversois de naissance, est un éditeur pour le moins audacieux qui affirme un esprit particulièrement indépendant. En effet, il reçoit chez lui et encourage les bannis de la Commune de Paris. Il est aussi le premier éditeur en Belgique à publier les auteurs du mouvement naturaliste qui auraient été censurés en France. Le 22 février 1870, il épouse Elise Toussaint, la fille d’un maître-brasseur floreffois. Poursuivi par la justice belge, il s’exile en France en 1903.

Henry junior fait ses études à l’Athénée royal et à l’université de Bruxelles. Après avoir obtenu en 1889 sa licence en lettres auprès du Jury central, il revient aussitôt à Namur pour fonder la « Lutte », un grand quotidien littéraire radical socialiste.

Ses lectures mais aussi ses fréquentations avec les amis de son père le prédisposent naturellement au métier d’écrivain.

En 1891, alors qu’il n’a que 19 ans, le journal « l’Evènement » l’appelle à Paris. Il y travaille deux ans en écrivant des articles documentaires. Il collabore ensuite à plusieurs journaux (le Figaro, l’Echo de Paris, le New York-Herald,…) et hebdomadaires dont Gil Blas où il fait paraître sous les pseudonymes « Janinne » et « Henry Kist » des chroniques féministes et des contes. Il collabora également au Grand Journal où il fut critique littéraire. Il prodigua également avec talent des articles à « l’Auto » et aux « Sports » où il montra toute son admiration et sa passion pour l’automobile naissante.

A cette énumération très limitée, on voit le chemin parcouru du journal socialiste de Namur au journal parisien des sports en passant par les chroniques féministes. Cette évolution ne va pas s’arrêter là ! Après ces années de journalisme, il revient au théâtre et au roman où il excelle. Il réserve les première de ses pièces aux théâtres parisiens (le théâtre de Paris, le théâtre du Vaudeville, le théâtre de la Porte-Saint-Martin, la Comédie-Française). Plusieurs de ses pièces seront jouées dans les plus grands théâtres européens de Milan, Londres,…

En 1900, il se fait naturaliser français et épouse Julie Carvès (1869-1936), divorcée, fille du capitaine de frégate Raymond Carvès, tué à l’ennemi en 1870, à l’âge de 35 ans, au fort de Montrouge. Ils auront une fille prénommée Jeanne, qui n’aura pas de descendant. 

Henry Kystemaeckers repose aujourd’hui au cimetière de Passy (Paris-75è). Sa tombe est reprise parmi les tombeaux remarquables de la 7ème division. 

- Henry KISTEMAECKERS (1872-1938) : romancier et un auteur dramatique belge, naturalisé français en 1900, il fit jouer ses premières pièces en Belgique, tout d’abord à Namur, puis à Bruxelles au théâtre royal du Parc. Il réserva ensuite les premières de ses pièces aux théâtres parisiens, le Théâtre de Paris, le théâtre du Vaudeville, le théâtre de la Porte-Saint-Martin, la Comédie-Française… Plusieurs de ses pièces furent adaptées au cinéma (La nuit est à nous, L’embuscade...). Sa tombe est ornée d’un médaillon en bronze par Alphonse Dumilatre.


Référence : http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article2841 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

trois × 3 =