Franière – Football – éclosion de « Coqs »

Au milieu des années 1920, des jeunes Franiérois décident de former une équipe de football.
Nous disposons de peu de renseignements quant à l’éclosion locale de cette discipline sportive, quelques années après celle de Floreffe. Jusqu’à présent, une seule photo fournie par José Labeau témoigne de cette époque.

Des buts rudimentaires sont plantés sur un terrain situé en rive gauche de la Sambre en contrebas du pont jeté entre Franière et Soye, au lieu-dit « pré à la nacelle » (petite embarcation à rames sans voile).

Carte extraite de l’Histoire de Soye par Louis LESSIRE.

Sur la première photo, seul Joseph, grand-père paternel de José, coiffé d’un bonnet (numéro 6), a pu être identifié. Son frère Emile est présent, mais on ne peut à ce jour le désigner. Son filleul, fils de Joseph, boucher à Franière et qui lui succèdera, portera le même prénom et jouera à Floreffe dans les années ’50, début ’60. Sur cette photo datant des environs de 1955, nous le voyons (numéro 3) en compagnie de monsieur Léon Mathy (numéro 2), collègue de travail à Namur.
Son fils, José, jouera quant à lui à Soye. Je l’affronterai lors des fameux derbys disputés entre Soye et Floreffe dans une chaude ambiance combien sympathique. Les deux garçons de José fouleront aussi les terrains ; tout d’abord, en équipe de jeunes à Spy et Namur. Jonathan rejoint ensuite la Jeunesse Tamines et joue actuellement en équipe première à l’Arquet. Maxime qui a commencé à jouer à Soye en diablotin arrête le foot après les équipes d’âge et c’est son fils Gabriel qui prend actuellement la relève en U9 à Spy. En un siècle, la famille Labeau comptera ainsi cinq générations successives de footballeurs.

1- Alexandre RADOVCICH
2- Maxime LABEAU
3- Lucas PALIN
4- Jordan MONNOYER
5- Maxime MALOTAUX
6- Geoffrey PENDVILLE
7- Alexandre MAHAUX
8- Jean-François GILLAIN
9- Bastien NICOLAS
10- Patrick GOEDERT

Les journaux locaux ne donnent aucun renseignement relatif à la fondation officielle d’un club à cette époque. Nous ne savons quel fut le devenir de cette première équipe, car aucune inscription officielle dans le championnat provincial n’atteste sa participation

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Le quotidien Vers l’Avenir du 26 janvier 1939 annonce la création du Football club franiérois lors d’une réunion tenue le dimanche 21 au local Mathieu, Place de la gare. En présence des membres d’honneur, messieurs Léonce Delvigne, Emile Evrard et Henri Dupont, le comité effectif présidé par monsieur F.Beauraing entouré de M.Guillaume, A.Charles et E.Roger, traite les points prévus à l’ordre du jour

Le dimanche 29 janvier, lors d’un match amical au hameau de Trémouroux, les joueurs en jaune et noir se mesurent pour la seconde fois aux voisins floreffois. Au grand dam des supporters franiérois, les adversaires du jour prennent à nouveau la rencontre à la légère, seulement sept joueurs défendant le maillot floreffois. Franière l’emporte logiquement 7-1. Les noms des joueurs des deux équipes sont repris dans les articles des trente janvier et deux février.

Le club est enregistré officiellement à l’Union Belge le sept février 1939, versé en juillet en division III régionale série A puis en série B suite probablement à une erreur. A noter aussi que la deuxième équipe de Floreffe incluse dans cette série ne figure pas dans la liste.

Le président, le secrétaire, le trésorier, les joueurs et supporters attendent donc avec impatience les premières rencontres officielles programmées à Trémouroux. Pour meubler cette longue attente, le club organise des rencontres amicales dont l’une est annoncée contre les voisins de Moustier le dimanche 2 juillet à l’occasion de la kermesse Saint-Pierre.

Aucun correspondant sportif local ne relate le déroulement des matchs de championnat. Nous ne trouvons que quelques résultats et classements dont les derniers parus les 04 décembre 1939 et 08 janvier 1940

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En revanche, nous disposons de plus amples renseignements lors de la reprise du championnat en mai 1946, car l’évènement s’avère mieux commenté dans la presse. Voici donc la relation de la mise sur pied d’une nouvelle équipe au travers des articles du journal Vers l’Avenir de l’époque. Le premier mai, le quotidien annonce l’inauguration du terrain fixée au cinq mai. Cet espace de jeu gracieusement mis à disposition par le propriétaire, Monsieur Jules Lambotte, est localisé avec certitude, au lieu-dit « Les Cailloux ». Celui-ci y mettait une vache en pâture. Il tenait à l’époque une quincaillerie située rue de Soye, entre l’imprimerie Evrard et la boulangerie Detant. Selon les informations recueillies par Alain Denis, ce terrain devint la propriété de M.Gabriel Rase et ensuite, de M.Léonce Renier. C’est sous les couleurs jaune et noire que les Coqs mouilleront leurs maillots.

Le trois mai, le même journal annonce le programme de la cérémonie inaugurale qui rassemblera les autorités et sociétés locales, les supporters et le comité organisateur, bien évidemment. 

Avant le match programmé le dimanche cinq mai à 15 heures contre Lesve, un cortège partira de l’hôtel Mathieu, local du club situé Place de la gare. Il rejoindra le terrain de jeu via la rue d’Alvenne (actuellement rue de Floreffe), en passant devant les écoles, la Maison communale, l’église pour terminer son périple par la rue de Soye.
Les joueurs retenus pour le match se nomment : Georges Bastin, Albert Marique, Eugène Marique, Raoul Charles, Aimé Dirette, Marcel Massart, Fernand André, Cheffert, Maurice Laurent, Constant Bailleux, Jean Mathieu (réservistes : André Gorissen et Georges Jaumotte). Vers l’Avenir du sept mai 1946 relate la victoire encourageante de Franière sur le score de 1-0 ainsi que le bon déroulement de cette journée inaugurale devant un nombreux public.

En effet, une partie de la population est bien présente avec à sa tête l’Harmonie, les drapeaux des déportés et celui des enfants des combattants. Arrivées sur place, diverses personnalités locales prennent la parole.
En premier, le bourgmestre Léon Dupont, suivi de Raoul Charles au nom des joueurs et le président du club Monsieur Léonce Delvigne qui ne manque pas de remercier Jules Gérard surnommé « le crollé », fer de lance des supporters, ainsi que la Société belge des bétons (SBB) qui a veillé à la mise en place des infrastructures.
Présents dans l’assemblée, les échevins Jules Roger et Georges Blavier, les conseillers Marcel Bruart et Jules Lambotte, le docteur Jean Calozet, le commandant Parmentier, Monsieur Auguste Charles président des anciens combattants 14-18, Jacques Léon président du Football Club de Lesve et Monsieur Libert, ingénieur aux glaceries de Saint-Gobain.
Le onze mai, le journal annonce la deuxième rencontre programmée pour le lendemain à Falisolle. Un nouveau nom figure dans la liste des joueurs convoqués celui de M. Declercq.

Le 20 mai 1946, Vers l’Avenir publie la photo de l’équipe de pionniers alignée lors des premiers matchs de préparatio

1- Marcel MASSART
2- Aimé DIRETTE, père de Jules et Marcel
3- Jules THIRIFAYS ou Raoul GEORGES
4- Albert MARIQUE
5- Eugène MARIQUE
6- Jean BASTIN
7- Maurice LAURENT
8- Constant BAILLEUX
9- Jean MATHIEU
10- Fernand ANDRE
11- André GORISSEN

Tous renseignements relatifs à cette période footballistique sont les bienvenus.
Michel Barbier et ses précieux collègues de Bibliotheca Floreffia remercient monsieur José Labeau ainsi que toutes les personnes  qui ont apporté leurs témoignages.

2 Commentaires

  1. José LABEAU

    Je viens de me souvenir du prénom de Mr Mathy : c’était Léon.

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  2. José LABEAU

    Voilà j’ai retrouvé le nom de l’entraîneur des diablotins de Soye: Patrick Goedert.

    Réponse

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