Soye – Les communions solennelles

«En Belgique, dans l’église catholique, le jeune enfant baptisé est amené à participer pour la première fois au sacrement de la communion dès l’âge de sept ans à l’occasion d’une cérémonie appelée «communion privée» ou encore «petite communion».

Ce rite a été instauré par le pape Pie X au début du XXe siècle (1910). L’âge choisi correspond à l’âge de raison dans le droit canon, c’est-à-dire l’âge auquel l’enfant est capable de distinguer le bien du mal.
Mais en cette matière, l’événement le plus marquant est la «communion solennelle» qui a généralement lieu vers l’âge de douze ans et marque le passage de l’enfance à l’adolescence. La religion catholique n’est d’ailleurs pas la seule à souligner cette transition dans ses rites propres.
Dans les années ´50-´60, période que nous illustrons ici, la communion solennelle (habituellement le dimanche de la Pentecôte) donnait lieu à une cérémonie rehaussée par un banquet qui réunissait le ban et l’arrière-ban des familles. À cette occasion aussi, les communiants recevaient des cadeaux traditionnels d’un certain prix tels que montre-bracelet, nécessaire de voyage, stylo-réservoir, pendentif en or ou en argent, mallette en cuir, etc. Pour la circonstance, des cartes-souvenirs étaient également imprimées pour être distribuées aux invités.
Le lendemain de la Pentecôte, après les vêpres, les familles accueillaient souvent les amis et proches pour un goûter chez les communiants.
A Soye, à l’époque du curé Ledoux (1942-1960), la préparation à la communion faisait l’objet d’une retraite de quelques jours, au presbytère, pendant les vacances de Pâques. La cérémonie de la confirmation venait conforter l’engagement pris par les communiants, un ou deux ans après.
Nous remercions vivement Mme Arlette Dinant pour le prêt de son album-photo qui relate cette fête familiale donnée en son honneur et en celui de sa cousine.
Nous en extrayons ces quelques clichés :

Sortie des communiants en procession du presbytère vers l’église, précédés des enfants de chœur en soutanelle rouge et surplis blanc

Arlette Dinant en robe de communiante tient en mains le missel, cadeau traditionnel pour cette occasion.

Ci-dessous, de gauche à droite :
– photo 1 : les parents de la communiante, Nelly Burton et Joseph Dinant;
– photo 2 : les mêmes entourant leur fille Arlette;
– photo 3 : la communiante avec sa grand-mère maternelle Norbertine Gérard (seule sur la photo car son mari, Henri Burton, est décédé quatre mois auparavant) et sa maman, Nelly Burton.
– photo 4 : Arlette entourée de ses grands-parents paternels, Christine Bajart et Jules Dinant.

Sortie de l’église après l’office religieux.

Noms communiqués par Mesdames Micheline COURTOIS, Nicole PIERET, Valérie WILLAME et Josette PUPIEN. 

 

Une partie du groupe des communiants avec l’ancien curé Albert Ledoux (retraité en septembre 1960) et le Père Jean (des Pères blancs de Suarlée).

1. Claudine VITS
2. Brigitte DUJARDIN
3. Arlette DINANT
4. Agnès MALLiEN
5. Abbé Albert LEDOUX
6. Cécile SENY
7. Père Jean
8. Annie DUJARDIN, cachée derrière, Marie-Claire RAMLOT
9. Nicole PIERET
10. Danielle NAMUR (?)
11. Arthur JACQUES
12. Michel LOOZE (?)
13. Robert DEFRENNE

 

Brigitte et Annie Dujardin sont deux soeurs jumelles qui habitaient au numéro 10 de la Rue Nouvelle.

Conclusion
Cette présentation d’une cérémonie de communion solennelle – en l’occurrence, celle du 7 mai 1961 –  reflète bien la manière traditionnelle suivie, à cette époque, en pareille circonstance. Nous présenterons ultérieurement d’autres photos de communiants ou de confirmands mais aussi, des souvenirs imprimés (généralement conservés dans les missels) ou encore des menus des banquets qui réunissaient la famille autour des héros de la fête. Tout ce cérémonial donne immanquablement un avant-goût des cérémonies des noces, davantage encore somptueuses ….
André Bodson et l’équipe Bibliotheca Floreffia
Sources : Wikipédia.

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