Croix d’occis
Nos ancêtres avaient pris l’habitude d’élever, à l’endroit précis où se produisait un meurtre ou un décès inopiné, une croix portant une inscription destinée à perpétuer le souvenir du défunt. Réalisés en pierre, à partir du 18ème siècle, certains de ces petits monuments commémoratifs peuvent être considérés comme de véritables œuvres d’art anonymes, d’autres par contre ne sont que de modestes croix de pierre taillée, sans ornementation, assez semblables à celles que l’on trouve dans les cimetières de la région.
Souvent dressés par la famille même de la victime, ces témoignages muets de la furie des hommes ou de la cruauté du destin voulaient rappeler aux passants le drame obscur qui s’était joué en ces lieux à une époque où les moyens rapides de locomotion n’avaient pas encore supplanté les longs trajets pied, c’était là l’occasion bienvenue d’une brève halte, voire même de quelques instants de recueillement.
Aujourd’hui encore, ces croix anciennes servent de repères et de points de référence fort appréciés des gens de l’endroit et figurent d’ailleurs régulièrement sur les cartes topographiques.
De nos jours, la tradition des croix d’occis se perpétue mais sous d’autres formes. C’est ainsi qu’il arrive que nous trouvions au bord de nos routes des croix de bois rudimentaires, des stèles ou encore des objets se rapportant au défunt.
On distingue différents types de croix dont les plus courantes sont :
1° la croix sans sommet (le tau T) : appelée aussi croix de St Antoine, elle symboliserait le serpent fixé à un pilier c’est à dire la mort vaincue par le sacrifice ; elle possédait déjà un sens mystérieux dans l’Ancien Testament : dans le livre des Nombres (21, 4b-9), Moïse sur l’ordre du Seigneur dresse un serpent d’airain au sommet d’un mât, tout Israélite mordu par un reptile devait regarder vers l’emblème de bronze pour conserver la vie ;
2° la croix avec sommet et une seule traverse : la croix à une traverse (ou croisillon) est la croix des évangiles. Le pied du montant enfoncé en terre symbolise la profondeur des fondations de la foi, la partie supérieure représente l’espérance orientée vers le ciel, la largeur signifie la charité s’étendant jusqu’aux ennemis et la longueur correspond à l’idée de persévérance. Si la croix grecque possède quatre branches égales (elle peut s’inscrire dans un carré), la croix latine divise inégalement la branche verticale et représente Jésus debout qui ouvre les bras à toute la création. Cette dernière s’inscrira dans un rectangle et s’avère plus réaliste que la croix grecque. Les édifices chrétiens furent généralement dessinés pour former au sol la figure d’une croix, grecque en orient et latine en occident mais il existe des exceptions.
3° la croix à double traverse : elle a la traverse supérieure plus courte que celle supportant les bras du Christ et représente l’inscription que fit apposer Pilate « Jésus de Nazareth, roi des Juifs ». Couramment appelée croix de Lorraine, cette croix provient de Grèce où elle se rencontre le plus souvent.
4° la croix à triple traverse : elle correspond à un blason de la hiérarchie ecclésiastique mais sa valeur variera suivant les époques. Apposée tantôt à la tiare papale, tantôt au chapeau cardinalice ou à la mitre épiscopale, il semble qu’à partir du XVe siècle, elle ait été réservée exclusivement au chef supérieur de l’Eglise.
Floreffe
Buzet – le Bois de Marlagne – croix Julien COLIN
© Prince Evrard d’Arenberg
Le Guetteur wallon fascicule n°4 de 1984
Acte de décès
Journal de Bruxelles du 05-10-1882
Journal de Bruxelles du 07-10-1882
Journal de Bruxelles du 10-10-1882
Journal de Bruxelles du 11-10-1882
Le Bien Public du 12 octobre 1882
Buzet – rue Arthur PATINY – croix Antoine BIOT
Buzet – rue Massaux-Dufaux n°4a – stèle Fergus ANDERSON
V.A. du 12 mai 1956
Floreffe – Lakisse – rue Ferme de la Vallée – croix SIMON : aujourd’hui disparue
Le fascicule du Guetteur wallon de 1979 portant le n°2 nous renseigne sur le tragique événement qui s’est produit à cet endroit :
Guetteur wallon n°2 de 1979
Extrait du Journal l’Indépendance belge du 31 mars 1910
Floreffe – Lakisse – rue Ferme de la Vallée – croix Arthur CRASSET : aujourd’hui disparue
Le fascicule du Guetteur wallon de 1991 portant le n°1 nous renseigne sur le tragique événement qui s’est produit à cet endroit :
Extrait du Vingtième siècle du 16 janvier 1902
Extrait du Journal de Bruxelles du 16 janvier 1902
Extrait de l’Indépendance belge du 16 janvier 1902
Floreffe : rue Riverre – Jacques HENRI
© Jean De Waele
Guetteur wallon n°4 de 1984
Acte de décès de Jacques HENRI
La Nation du 13 décembre 1848
Journal de Charleroi du 20 décembre 1848
Floreffe – RN90 : souvenir Nathan BIERLER
Voici le compte-rendu du Vers l’Avenir du 24 mai 2022 : « Une Volkswagen Caddy circulait à vive allure sur l’avenue Charles de Gaulle (RN90) dans le sens Namur-Floreffe, dimanche, vers 22h30, quand, entre le bâtiment de la régie des routes et le Carmel, le véhicule a échappé à son conducteur, Nathan Bierlair, jeune garagiste apprécié dans la commune.
La voiture a touché un îlot central pour ensuite effectuer une terrible embardée en percutant un poteau d’éclairage avant de finir sa course contre des barrières de soutènement. Un fracas épouvantable qui a alerté les riverains. Les pompiers de la zone Val de Sambre dirigés par le lieutenant Stéphane Willems se sont rendus sur les lieux avec une autopompe, un véhicule de balisage, deux ambulances ainsi que le SMUR d’Auvelais.
À l’arrivée des secours, il n’y avait plus rien à faire pour le malheureux conducteur qui, éjecté de son véhicule, était décédé sur place. Une équipe de police de la zone Entre-Sambre et Meuse s’est rendue sur les lieux pour les pénibles constatations. Les voies de circulation menant vers Floreffe étant bloquées, le trafic se faisait par la bande centrale. Ce sont les pompes funèbres Christiane de la localité qui ont pris en charge le défunt né en juillet 1996 et qui allait devenir papa d’ici quelques mois.
Le dépanneur Franck Annoye a été requis pour enlever l’épave de la Volkswagen tandis que les pompiers nettoyaient les lieux de l’accident. »
Sart-Saint-Laurent – rue Gaston Pieters au n°134
Jusqu’en 1890, Sart-Saint-Laurent faisait partie intégrante de la commune de Floreffe.
Croix Dyret – jardin du presbytère de Fosses-la-Ville
Initialement, cette croix avait été érigée rue Henri Brosteaux au lieu-dit Bietranry à Sart-Saint-Laurent.
Messager de Fosses 17-11-2000
Messager de Fosses 24-11-2000
Floriffoux
Au carrefour des rues de Suarlée et de Poujoux : croix Chaudron
Cette croix a aujourd’hui disparu.
Antoine Joseph CHAUDRON, baptisé sous condition à Floriffoux le 21 avril 1779 mourut subitement dans le bois de Poujoux le 09 novembre 1828. Il fut inhumé dans le cimetière de Soye, le village de Floriffoux étant rattaché à la paroisse de Soye depuis la Révolution française jusqu’en 1840. Antoine CHAUDRON était demeuré célibataire et habita la ferme Valentin avec ses parents. Les circonstances de son décès nous sont connues grâce à un article paru en novembre 1928 dans le journal « l’Union sociale », propriété du baron de Dorlodot, que nous reproduisons ci-après.
Franière
Rue de Deminche, à proximité du n°71, à l’entrée du bois
Croix érigées en souvenir de Christophe WATHELET (20 ans) et Jonathan PICARONE (19 ans) décédés dans un accident de voiture le 29 juin 2003.
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